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jeudi 11 février 2021

Bébé Blog : le p'tit nouveau de Mathéïs

 Mathéïs, vous le connaissez si vous êtes un familier de ce blog. 


C'est un lecteur, qui participe au Club Sans Nom 

(le club de lecture pour ados de la médiathèque Albert-Camus) 

et à celui pour adultes : Je Lis Tu Lis. 


C'est un auteur de poésie, photographe à ses heures.

Ses amours littéraires : Mary Shelley et Ray Bradbury.


Voici le lien vers son blog : https://ecrire-pour-ne-pas-mourir.blogspot.com/

® Tous droits réservés

samedi 12 décembre 2020

poésie océane : la Vague


Nous avons passé la seconde – vague. Voici le poème que Mathéïs écrivit lors de la première :


- Ô Rappelle-toi ! Ô rappelle-toi d'elle ! Quand - noyée tu la vis !

Hier je l'ai perdue. Je l'ai vue se perdre dans l'immensité bleue. Peut-être est-elle perdue à tout jamais ? Peut-être que je ne la reverrai plus. Peut être qu'elle est morte ? Je ne sais point, cela remonte à loin, hier, avant hier, une vie ? Je ne sais point.

- Ô Misérable Mélancolie !

On était là, on nageait. C'était bien. Soudain La Vague arriva ; elle arriva grande et levée, sur un destrier massif. Armée et couronnée de Laurier elle nous noya sous ses attaques célestes. Sa lueur nous était inconnue. Venue de l'éther, sa fureur telle la rage de l'éclair nous foudroya en plein cœur. Nos Mots sont devenus des Maux.

Ô grande vague couronnée de mille chœurs !

De l'enfer éternel, émane tous ses mots,

Sur l'origine cosmique de tous tes maux.

Ô grande vague couronnée de mille chœurs !

Ô Luttes et prières vaines !

Sous la vague, elle se noie avec les mœurs passées. Mille peurs et mille craintes voguent en moi. À mon tour de me noyer dans mes drapés de soies blanches derrière le judas.

Et c'est dans les âmes des ces amants moqueurs, que La Vague se fige pour leurs dernières heures.

"La Vague"

Mathéïs Nelle-- 15/04/2020

® Tous droits réservés

mercredi 18 novembre 2020

Poésie océane, nouvelle vague

Suite aux articles des 17 et 20 octobre consacrés aux poèmes de Mathéïs, voici un autre fragment. Si « Médusé » est le « poème fils » alors voici le « poème mère » :

Andreas Achenbach - Coast by Moonlight, 1848


«Mille coraux»


Ô vagues Ô souffle de l'immensité bleue,

Mille chœurs, mille souvenirs et mille chants,

Rament et naviguent en moi sur les larmes de mes yeux,

Pleurant les louanges tristes et obscures en tout temps,

Sur un batelet aux bords des rochers j’entends

Les hymnes des âmes tristes et livides,

Qui me soufflent mes rêves et mes désirs pleurants,

Je m’endors dans ces eaux sombres et limpides.

Pris dans la tourmente j’étouffe mon passé.

Mon reflet noir dans le reflet de l'eau azur,

Me crie de désespoir les tempêtes chantées,

Et mon corps sans vie quitte cette torture.

Passé dans la main et futur dans les larmes .

Le radeau me rapproche des rochers massifs,

Mon corps se prépare halte à lever les armes !

Une vague m'emporte loin sur un récif .

Sous la vague je crie les douleurs de ma vie,

Mais tristement elle me retient le corps sous l'eau,

L'océan m'avait encore déjà tout pris,

Et mon cœur se brisa en mille coraux.

Mathéïs Nelle – 2017    

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samedi 17 octobre 2020

Printemps des poètes, énigme d'automne



 Vous en souvenez-vous ? 

Le thème du Printemps des Poètes 2020 était Le courage.

 Il y eut des concours de poésie organisés un peu partout sur le territoire. Eh bien, un des textes gagnants a été écrit par un membre de Je lis Tu lis.

Qui donc ?

On vous laisse deviner... Vous aurez la réponse la semaine prochaine. En attendant, voici ce poème, au titre de circonstance :


«Médusé»


Ô souffles livides Ô souffles intrépides !

Mille lieux sous eaux, j'appelle mille coraux,

Sous cette vague, mener guerre je décide !

Dans la tourmente mon âme coule en cette eau.


De sel humide étaient remplis mes yeux livides

Toute mon âme lui implorait sa pitié.

Mais rien n'y fit. Et de son visage perfide,

Hélas ! De foudres obscures je fus touché.


Moi, reflet sombre du miroir noir, je suis monstre.

Dans la clarté noire du sommeil de mes nuits

De la pénombre je sors, et je me démontre.

De l'enfer de Dante, je les ai accueillis,


Les anguilles pétillantes et éthérées,

Se languissent sur mes notes passées. Ardentes,

Elles percent les vagues, brûlent les péchés,

Et brisent les âmes de leurs perles sanglantes.


Et je combats sur l'eau, tel un noir bataillon,

Leurs tempêtes brumeuses suantes des eaux.

Sur mon navire, je perce leurs noirs haillons.

Gisant aux abysses, ils rampent sur mes mots.


Du pécheur originel j'ai été piqué,

De la beauté ensorcelante vous verrez.

Du mont Atlas, de la fleur du mal je suis né,

Et par mon regard noir, vous serez Médusé.

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