mardi 28 avril 2020

Confinement : jour 43


Les cheveux : retour sur ce thème d'actualité qui semble inépuisable. Voici une suggestion de documentaire à visionner tranquillement. Pierre nous expliquera ensuite l'origine et le sens de la fameuse expression : 

"Couper les cheveux en quatre".

À voir : 
Un film en ligne, disponible depuis le portail des médiathèques du Grand-Dole :

Cheveux en bataille
De bananes gominées en crinières hérissées, la chevelure permet d'afficher ses idées ou sa révolte. Récit décoiffant de plus d'un demi-siècle d'audaces capillaires.

En pétard ou rasé, le cheveu permet d'affirmer son identité, voire de se rebeller contre l'ordre établi. Dès les années 1950, les rockers donnent le ton avec leurs bananes gominées, qui, combinées à une dégaine prolo, défrisent une Amérique popote et matérialiste.

Dans les sixties, place aux cheveux longs des hippies et aux fiers afros de la communauté noire. Cette fois, il s'agit de s'affranchir de diktats racistes et de clamer une envie de liberté et de paix en pleine guerre du Vietnam.

Puis punks, mods, skins et rastas s'en donnent à cœur joie, à coup de dreadlocks, d'iroquoises ou de tondeuses.

La banane,
pas vraiment comme en ce moment.
          
Poils en liberté, un peu comme en ce moment.
                                                                                                                                                 
     
Une provocation capillaire tous azimuts qui préfigure le grand mixage des coiffures d'aujourd'hui : banane XXL et crêtes peroxydées se diffusent d'un bout à l'autre du monde et s'arborent sans revendications particulières. Mais le cheveu peut retrouver sa subversion en dehors des pays occidentaux ou à travers des mouvements récents comme l'afropunk.

Les dreadlocks
La crête du punk










                        





Défendre la mèche
Démêlant plus d'un demi-siècle de tignasses rebelles, ce documentaire à la fois éclairant et ludique fait intervenir des témoins des mouvements culturels qui ont ébouriffé le XXe siècle et ceux qui ont fait le choix, pas toujours confortable, d'arborer une coupe hors norme.


De lecteur à lecteurs 


Message de Pierre :
A la suite des articles sur le thème des cheveux, il m’est venu à l’esprit l’expression « couper les cheveux en quatre ».
La question que je me suis posée est celle-ci : dans quel sens coupe -t-on les cheveux en quatre ? Est-ce dans le sens longitudinal ?


Bien sûr, j’ai trouvé la réponse dans le dictionnaire. Cette expression est apparue au 17ième siècle mais sous la forme « fendre les cheveux en quatre ». J’avais ma réponse : c’est bien dans le sens longitudinal, ce qui est, avouons-le, impossible à moins d’avoir du matériel microscopique, donc essayer de couper les cheveux en quatre s’emploie au sens figuré : prendre un soin excessif pour faire quelque chose.




Je pourrais ajouter qu’en ce moment, dans les médias, on entend tout et son contraire et beaucoup de personnes ont tendance à couper les cheveux en quatre avec la sortie du confinement.
Il y a de quoi se faire des cheveux !!!!


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